Abdellatif Kechiche clôt sa trilogie en beauté avec un film gorgé de soleil et de jeunes acteurs magnifiques.

Le synopsis
Amin revient à Sète après ses études à Paris, rêvant toujours de cinéma. Un producteur américain en vacances s’intéresse par hasard à son projet, Les Principes essentiels de l’existence universelle, et veut que sa femme, Jess, en soit l’héroïne. Mais le destin, capricieux, impose ses propres règles.

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La critique de Paris Match (4/5)

Neuf ans d’allers-retours en salle de montage, un accouchement longtemps rendu impossible par le scandale suscité par la projection du film maudit, « Intermezzo », lors du Festival de Cannes 2019 : la patience des cinéphiles a été mise à rude épreuve. Mais personne n’a oublié la lumière du premier opus, la beauté avec laquelle Abdellatif Kechiche filmait sa jeune troupe d’acteurs, les scènes de groupe, à la plage notamment, parmi les plus belles de sa filmographie.

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« Mektoub My Love : canto due » commence par une scène digne d’un soap opera naturaliste (un oxymore cinématographique), avec un couple d’Américains – un producteur et sa jeune épouse actrice – et leur belle voiture digne d’un film des années 1960, qui débarque dans un restaurant de couscous sétois. La scène revisite « La Graine et le mulet » et surtout donne la tonalité du film : l’argent offre tous les privilèges, sauf l’essentiel.

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On retrouve ensuite Amin (Shaïn Boumedine, quel acteur) qui rêve de cinéma à Paris auprès de sa belle Charlotte. Comme souvent chez Kechiche, une discussion va éclairer tout le propos du film. Pas de lecture de « La Vie de Marianne » comme dans « La Vie d’Adèle », mais une explication de texte de l’existentialisme. Amin a d’ailleurs écrit un scénario « Les Principes essentiels de l’existence universelle » qu’il offre à lire au producteur US. Bien sûr, ce qui va suivre est un sophisme : si l’être humain forme l’essence de sa vie par ses propres actions – définition de l’existentialisme -, alors le soap en est clairement son expression la plus parfaite, avec des situations dramatiques qui se multiplient à l’infini, poussées par les actions des personnages.

Et si on peut tiquer sur certains aspects du scénario – plus artificiel que dans ses précédents -, Abdellatif Kechiche offre une remarquable galerie de personnages dont il sculpte les contours avec la lumière sétoise – parmi les nouvelles venues, une révélation immédiate Jessica Pennington dans le rôle de l’actrice en pleine dépression dont la mélancolie finira par brûler la pellicule et les regards des hommes. Sublime.

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D’Abdellatif Kechiche
Avec Shaïn Boumedine, Ophélie Bau, Jessica Pennington

Cet article a été prélevé d’internet par la rédaction de parisclc.com pour la bonne raison que ce dernier figurait dans les colonnes d’un blog dédié au thème « Paris City of Light Cluster ». Cette chronique a été générée de la manière la plus complète que possible. Pour émettre des observations sur ce dossier autour du sujet « Paris City of Light Cluster », merci de contacter les contacts indiqués sur notre site web. parisclc.com est une plateforme numérique qui compile de nombreux posts publiés sur le web dont la thématique principale est « Paris City of Light Cluster ». En visitant de manière régulière nos pages de blog vous serez informé des futures annonces.