
À Paris, au Palais Galliera, le couturier Rick Owens a inauguré son grand œuvre : une rétrospective sobrement intitulée Temple of Love. Du 28 juin 2025 au 4 janvier 2026, le musée de la mode de la Ville de Paris consacre au « prince des ténèbres » de la mode contemporaine une exposition monumentale, intime et troublante, qui dépasse le simple cadre du vêtement pour se transformer en expérience sensorielle et spirituelle.
Plus de cent silhouettes, issues aussi bien des débuts californiens d’Owens que de ses collections parisiennes les plus récentes, dialoguent dans un parcours pensé comme une liturgie. Mais le couturier n’a pas voulu d’une simple rétrospective : il a construit un récit où se mêlent la beauté et la différence, la décadence et la tendresse, la brutalité et l’inclusivité.
L’exposition débute par un geste spectaculaire : les trois statues devant la façade du musée se drapent d’une peau surdimensionnée qui en fait les gardiennes de ce temple et ses « Sisters of Mercy ». Dans le jardin, trente sculptures brutalistes en béton se dressent parmi des lianes et des fleurs, convoquant l’esthétique californienne d’où Owens est issu.
À l’intérieur, on traverse ses silhouettes iconiques, longues tuniques drapées, cuissardes monumentales, épaules taillées comme des remparts, mais aussi des fragments de vie privée : la reconstitution de la chambre qu’il partage avec Michèle Lamy, complice et muse, brouille les frontières entre intimité et mythe.
Le titre de l’exposition, emprunté à une chanson des Sisters of Mercy, résonne comme une déclaration : Owens fait de la mode un temple : un lieu de culte où l’on interroge la fragilité des corps, le désir de transcendance, mais aussi la vieillesse, la différence et la violence. Une salle entière, interdite aux mineurs, expose vidéos et images explicites, rappelant que la beauté selon Owens ne se sépare jamais du scandale ni de l’inconfort.
Ceux qui le réduisent à un esthète de la noirceur découvriront une facette plus tendre : la rétrospective met aussi en avant ses obsessions pour la curiosité, l’accueil de l’autre, la douceur derrière le masque sombre. Vogue a parlé d’un « show plus gentil, plus tendre » : le paradoxe d’un créateur qui, derrière ses colonnes de béton et ses capes de cuir, célèbre avant tout l’humanité.
À l’occasion de l’exposition, un ouvrage éponyme paraît chez Rizzoli, rassemblant textes de Rick Owens et essais critiques qui prolongent la réflexion. Et fidèle à son goût du contre-pied, le designer a lancé en parallèle un compte OnlyFans, où il poste de simples vidéos de ses pieds : cinq dollars l’abonnement, intégralement reversés à un refuge pour SDFLGBTQ+ près de Versailles.
« Temple of Love » n’est pas qu’une rétrospective : c’est une mise en scène totale, une cathédrale contemporaine où les vêtements, les sculptures et la mémoire intime composent une fresque sur la beauté, la différence et l’amour. En honorant Rick Owens, le Palais Galliera célèbre l’un des rares créateurs vivants à transformer la mode en acte existentiel.
Rick Owens a rencontré Michèle Lamy au milieu des années 1990 à Los Angeles. À l’époque, il n’était pas encore la figure incontournable de la mode qu’il est devenu : il travaillait dans l’ombre, réalisant des pièces pour des petites boutiques de L.A. et gagnant sa vie en partie grâce à la coupe de patrons pour d’autres créateurs. Michèle Lamy, elle, était déjà une personnalité incontournable de la scène artistique californienne : ancienne avocate devenue performeuse, restauratrice et productrice, elle tenait le Café des Artistes puis le club Les Deux Cafés (en français dans le texte), lieux bohèmes et nocturnes où se mêlaient artistes, musiciens et excentriques d’Hollywood. Lamy était connue pour son aura magnétique, ses tatouages au henné et ses bijoux imposants. Leur rencontre a été autant une collision qu’une évidence : Owens, timide et discipliné, trouvait en elle un chaos inspirant et une protectrice. Elle a immédiatement cru en son talent, l’a encouragé et soutenu, devenant à la fois muse, partenaire créative et compagne de vie. Ils ne se sont plus quittés. L’un des moments marquants de cette exposition est d’ailleurs la reconstitution de la chambre qu’il partage avec Michèle Lamy, tellement intime qu’elle déroute : un lit, des objets personnels, une aura de vie quotidienne transposée dans un musée.
À Paris, au Palais Galliera, le couturier Rick Owens a inauguré son grand œuvre : une rétrospective sobrement intitulée Temple of Love. Du 28 juin 2025 au 4 janvier 2026, le musée de la mode de la Ville de Paris consacre au « prince des ténèbres » de la mode contemporaine une exposition monumentale, intime et troublante, qui dépasse le simple cadre du vêtement pour se transformer en expérience sensorielle et spirituelle.Plus de cent silhouettes, issues aussi bien des débuts californiens d’Owens que de ses collections parisiennes les plus récentes, dialoguent dans un parcours pensé comme une liturgie. Mais le couturier n’a pas voulu d’une simple rétrospective : il a construit un récit où se mêlent la beauté et la différence, la décadence et la tendresse, la brutalité et l’inclusivité.L’exposition débute…
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